C’est un grand corps vide

C’est un grand corps vide
Où je me glisse comme je peux
Affamé du dehors
Et truqué du dedans

Je dors vaste
Et je cours miniature
J’entre loin
Et je sors précieusement

Ça continue sans moi
Mais ça commence ici
Sous le ciel caca d’oie
D’une paupière mi-close